Dossier | Y a-t-il trop d’écureuils à Montréal ? (2 articles)

La Presse - 20/07
Les touristes n’en finissent pas de photographier leurs prouesses. Les Montréalais, eux, pestent plutôt très souvent devant les dégâts qu’ils causent. Aux potagers, aux fleurs, aux haies, à tout ce qu’ils trouvent sur leur passage. Est-il possible (et souhaitable) de les freiner ? Un dossier de Louise Leduc

« De beaux gars qui veulent passer à la télé, il y en a plein. Des gars qui sont prêts à aller chercher un écureuil coincé dans un mur ou dans un plafond ? Il y en a moins. » Frédéric Cloutier, qui a entre autres joué dans District 31 et Alertes, est trappeur urbain. Et c’est peut-être dans ce rôle qu’il est le plus acclamé.

Publié à 5 h 00
Louise Leduc La Presse

Le jour où on l’a suivi, il avait 29 arrêts à faire aux quatre coins de Montréal, dont un l’obligeant à grimper au troisième étage d’un édifice de bureaux. Quand il est redescendu avec les deux écureuils attrapés d’un coup dans la cage, sa cliente, qui avait filmé l’intervention, l’a reçu en héros.

« Mes clients me font souvent des câlins ! », lance-t-il.

Mais bien sûr, ça ne se passe pas toujours comme prévu. « J’ai des techniciens qui se sont déjà fait mordre. Et j’ai vu un écureuil sauter sur une de mes clientes. Ça, c’était drôle ! »

PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE

Frédéric Cloutier, trappeur urbain

On n’intervient que lorsqu’il y a un animal à sauver ou lorsqu’il cause préjudice.

Frédéric Cloutier, trappeur urbain

Or, l’écureuil, en sa qualité de rongeur, ronge et ronge beaucoup. Les terrasses, les toits, les bacs de recyclage, les légumes du potager, les tubulures des érablières, les fils de toutes sortes, y compris ceux des voitures.

En ville, à quoi servent-ils, au juste ? « On pourrait se poser la même question de nous-mêmes : à quoi servent les humains, à part à détruire la planète ? », répond avec un sourire dans l...
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